Avant la colonisation française : 1847- 1881
Consulat général de France en 1860
L’embryon de l’organisation postale tunisienne est né en 1847 suite à une décision du gouvernement français portant création d’une ligne de paquebot subventionnée, naviguant deux fois par mois entre Bône (Annaba) et la Goulette, cette ligne maritime constitue en faite le prolongement de la ligne Marseille sur Alger, inaugurée en juillet 1841 se prolongeant vers Oran en Janvier 1845, sur Stora, port de Philippeville et sur Bône, avec prolongement à Tunis (officiellement en Juin 1848); un bureau auxiliaire de la recette postale de Bône (Algérie), était installée au consulat général de Tunis, sous la gestion du chancelier, (Premier bureau de poste en Tunisie), L’échange était limité aux correspondances ordinaires. Les objets reçus pour être expédiés étaient envoyés au bureau de Bône qui les mettait en route ; ceux destinés à Tunis et qui provenaient du bureau de Bône étaient livrés aux intéressés lorsqu’ils venaient les réclamer au consulat.
En 1854, la ligne maritime qui reliait Tunis à Bône devenait hebdomadaire.
Ce bureau de Tunis fut converti en bureau de distribution en Novembre 1862
Un deuxième bureau de distribution fut créé en Novembre 1867 au vice-consulat de France à la Goulette. (Second bureau de poste en Tunisie), converti en Recette le 1er Octobre 1882.
En 1er Août 1869, les distributions des postes établies au consulat à Tunis et la Goulette furent transformées au bureau de télégraphe et remises au receveur, c’est le premier exemple de la fusion des deux services qui devait plus tard devenir complète, mais les opérations postales restent toujours simples et se limitent à l’échange de correspondances ordinaires.
Le 1er janvier 1875 la distribution de Tunis fut transformée en recette en plein exercice gérée par un fonctionnaire du service postal, relevant de la direction des Bouches-du-Rhône en France.
Le 1er Janvier 1879, le premier paquebot postal français inaugurait la ligne côtière Tunis- Tripoli de Barbarie et des distributions de poste, rattachées à la recette de Tunis, étaient installées le long de la côte :
3ème Bureau : Sfax, Janvier 1881 : Distribution converti en Recette le 1er Octobre 1882
4ème Bureau : Mahdia, Janvier 1881: Distribution converti en Recette le 1er Octobre 1882
Ce service postal fonctionna ainsi jusqu’en 1881, époque de l’entrée des troupes françaises en Tunisie.
Après la colonisation française : 1881-1888
A partir de la colonisation française de Tunisie, la circulation du courrier était sous la protection militaire qui assuraient en même temps l’échange des correspondances des troupes aussi bien que celle des habitants des localités.
Durant la première période de l’occupation, des bureaux provisoires militaires ont étaient installés un peu partout et les bureaux civils déjà existants furent transformés en Recettes en plein exercice, ainsi que des nouveaux bureau ont étaient ouvert :
5ème Bureau : Bizerte, 21 Décembre 1881
6ème Bureau : Béja, 16 Janvier 1882
7ème Bureau : Le Kef, 16 Janvier 1882
8ème Bureau : Sousse, 1 Octobre 1882 : Distribution converti en Recette en 1886
9ème Bureau : Monastir, 1 Octobre 1882 : Distribution converti en Recette en 1883
10ème Bureau : Gabés, 1 Octobre 1882
11ème Bureau : Djerba, 1 Octobre 1882
11ème Bureau Bis : Bardo, 1 Octobre 1882 (Fermé en Juin 1884)
12ème Bureau : Manouba, Mars 1884
13ème Bureau : Zaghouan, Mars 1884
14ème Bureau : Souk-el-Arba, Mars 1884 : Distribution converti en Recette en 1886
15ème Bureau : Souk-el-Djemaa, Mars 1884
16ème Bureau : Ras-el-Oued, Mars 1884
16ème Bureau Bis 1 : Oued-Gilma,Mars 1884 (Transféré à Hajeb-el-Aïoun en 18 septembre 1885)
16ème Bureau Bis 2 : Kessra, Mars 1884 (Fermé en Juin 1884)
16ème Bureau Bis 3 : Ghardimaou, Mars 1884 : Recette converti en Distribution le 1er Janvier 1885 (Fermé en 1 Juillet 1888)
16ème Bureau Bis 4: Sidi-el-Hani, Mars 1884 (Fermé en 1 Juillet 1888)
17ème Bureau : Tabarka, Avril 1884
18ème Bureau : Kairouan, Avril 1884
19ème Bureau : Zarzis, Avril 1884
19ème Bureau Bis 1: Al Aïcha, 1 Avril 1884 (Fermé le 21 Juin 1886)
19ème Bureau Bis 2: Borj-Messaoudi, Avril 1884 (Fermé le 6 Juin 1884)
20ème Bureau : Gafsa, Mai 1884
20ème Bureau Bis 1: El-Haffey, Mai 1884 (Fermé en Janvier 1888)
20ème Bureau Bis 2: Hammamet, Mai 1884 (Fermé en 1 Juillet 1888)
21ème Bureau : Marsa, Juin 1884
22ème Bureau : Fériana, Juin 1884
22ème Bureau Bis : Dar-el-Bey, 16 Aout1884 (Devenu Enfidaville le 12 Juillet 1887)
23ème Bureau : Aïn-Draham, 1 Novembre 1884
En 1884 l’établissement de tout un réseau postal était achevé, et son entretien ainsi son installation fut effectuée par le service civil. La sécurité à ce moment est complète et les effectifs militaires étaient réduits et en novembre 1884, après accord intervenu entre le département de la guerre et l’administration des postes, les agents civils prenaient possession des bureaux militaires.
De nouveaux bureaux ont était ouverts :
23ème Bureau Bis 1 : El-Guettar, 18 Septembre 1885 (Fermé le 13 Décembre 1886)
23ème Bureau Bis 2 : Hajeb-el-Aïoun, 18 Septembre 1885 (Fermé le 13 Décembre 1886)
23ème Bureau Bis 3 : Oued Meliz: Distribution 1885 (Fermé en 1 Juillet 1888)
23ème Bureau Bis 4 : Tébourba: Distribution 1886 (Fermé en 1 Juillet 1888)
24ème Bureau : Tozeur, 17 Novembre 1886
24ème Bureau Bis: Enfidaville, 12 Juillet 1887 (Fermé en 1 Juillet 1888)
25ème Bureau : Nabeul, 7 Septembre 1887
25ème Bureau Bis: Carthage, 28 Janvier 1888 : Distribution (Fermé en 1 Juillet 1888)
Ce nouveau réseau postal présente une nouvelle charge pour la métropole qui se montrait de moins en moins disposée à assumer de nouvelles dépenses, de plus il résultait pour la Tunisie un très grand inconvénient de son rattachement à la métropole, en faite toutes les décisions et tous les ordres émanaient de l’administration centrale à paris, il est évident qu’avec les lenteurs de l’époque et un outillage réduit tant au point de vue télégraphique qu’a celui du trafic maritime (une fois par semaine) les décisions de l’administration manquaient souvent leur but, il était donc impossible à celui-ci, malgré toute sa bonne volonté, d’apprécier les conditions locales toutes particulière dans les quelles fonctionnaient les services postaux en Tunisie.
Une solution apparut pour remédier à ces multiples inconvénients : le rattachement du service au gouvernement Tunisien.
A dater du 1er Juillet 1888, les postes et télégraphes de la régence furent rétrocédés par le gouvernement métropolitain au gouvernement du protectorat conformément à la convention du 20 mars 1888.
Hôtel des postes de Tunis

